L’entreprise a été placée en redressement judiciaire et deux repreneurs doivent déposer leur offre le 17 février 2026. Une manifestation intersyndicale a été organisée le 16 février 2026 à l’initiative de la CGT pour défendre les salariés.
Le syndicat souligne que les travailleurs constituent la véritable richesse de l’entreprise. Il met en avant leur expertise, leur qualification et leur engagement collectif. Ce savoir-faire a permis à l’entreprise de devenir un leader mondial du verre. La CGT juge inacceptable que ces compétences soient considérées comme des variables d’ajustement. Elle alerte sur la menace de suppressions massives d’emplois, estimées à 800 CDI et 200 intérimaires.
Les projets de reprise sont jugés imprécis et porteurs de risques importants. La mise en place anticipée de critères de licenciement est fortement contestée. Le projet de Timothée Durant est critiqué pour sa logique financière et son manque d’ambition industrielle.
La CGT estime qu’il privilégie la réduction des coûts au détriment de l’emploi et de l’avenir de l’entreprise.
Le projet de Patrick Puy prévoit de préserver 90 % des emplois mais reste jugé trop flou. Les incertitudes sur le financement et la stratégie suscitent des inquiétudes.
La CGT affirme qu’aucun projet actuel ne garantit un redressement durable et équitable. Elle refuse que les salariés paient les conséquences des erreurs stratégiques passées. Le syndicat appelle à une stratégie industrielle ambitieuse pour sauver l’entreprise. Il propose une reconquête commerciale, des investissements et des partenariats, notamment avec le Groupe Mulliez.
La CGT demande aussi la modernisation des installations et la décarbonation du site. Elle appelle enfin l’État et les repreneurs à agir pour préserver Arc International, patrimoine industriel majeur.


