« Les rats quittent le navire » : la plainte contre la CGT finalement retirée

La justice a confirmé le retrait de la plainte déposée par Sophie de Menthon à la suite des propos tenus par Sophie Binet évoquant le fait que « les rats quittent le navire ». Déposée plusieurs mois auparavant, cette plainte aura finalement été retirée avant même qu’un procès puisse avoir lieu.

Ce retrait intervient après une importante mobilisation syndicale. Des dizaines de milliers de militantes et militants, de salarié·es, de personnalités et d’organisations, en France comme à l’international, avaient dénoncé ce qui était considéré comme une procédure visant à faire taire la parole syndicale. La Confédération syndicale internationale, de nombreuses organisations syndicales françaises et des centaines de syndicats à travers le monde avaient notamment apporté leur soutien à la CGT.

Pour nous, ce retrait constitue une victoire et démontre l’importance de la mobilisation collective face aux tentatives d’intimidation judiciaire. La confédération demande désormais que l’intégralité des frais engagés dans cette procédure lui soit remboursée.

Au-delà de cette affaire, la CGT alerte sur la multiplication des procédures visant des militantes et militants syndicaux. Des centaines de syndicalistes sont aujourd’hui confrontés à des poursuites judiciaires ou à des procédures engagées par leurs employeurs dans le cadre de leur activité syndicale. Derrière ces démarches, c’est la liberté de contester, de revendiquer et de défendre les droits des salarié·es qui est directement mise sous pression.

Cette situation concerne également Sophie Binet, qui fait l’objet d’une seconde mise en examen à la suite d’une plainte en diffamation déposée par Tefal, après qu’elle a dénoncé publiquement la répression syndicale au sein de l’entreprise. Alors que cette procédure est toujours en cours, la CGT appelle Tefal à retirer à son tour sa plainte.

Pour nous, les tribunaux ne doivent pas devenir un outil de pression dans le débat social. La CGT demande au gouvernement de légiférer afin d’interdire les procédures-bâillons et de renforcer la protection des libertés syndicales.

Le retrait de cette plainte rappelle une chose essentielle : la menace judiciaire ne fera pas taire les syndicalistes. La CGT continuera de dénoncer les abus patronaux, de défendre les salarié·es et de porter leurs revendications. Parce que la liberté syndicale et la liberté d’expression sont des droits qui se défendent aussi dans la rue, dans les entreprises et dans les tribunaux.

Le retrait de cette plainte est une victoire pour les libertés syndicales et une nouvelle preuve que la mobilisation collective peut faire reculer les tentatives d’intimidation.

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